 | | Dès lors, les formes s'élaborent, se structurent, s'harmonisent. Empiriques, les règles de traçage se codifient. Elémentaires, les outils de travail se perfectionnent. D'illustres spécialistes
portent alors l'art du tournage à son apogée : Grolier de Servières ou Maubois Faucher-Poitevin ou Barreau, parmi d'autres, émerveillèrent leurs contemporains par leur savoir-faire et leur sens artistique. Leurs noms pourtant, comme leurs œuvres ne renvoient plus guère d'écho aujourd'hui. | Le public ignore en général que le tournage fut autrefois l'un des fleurons des arts du bois. Cette méconnaissance a des raisons historiques :
les débuts de l'industrie au XIXe siècle, la mécanisation, l'évolution des goûts, des besoins, portèrent un coup fatal au tournage, relégué au rang de métier accessoire à la fabrication de mobilier. | A de rares exceptions près, inspiration tarie, techniques complexes oubliées, les formes se sont figées. La machine prenant le pas sur l'homme, a appauvri le métier et terni peu à peu son
image. Il faudra attendre les années quatre-vingt pour ressentir les prémices d'une renaissance du tournage manuel. | | Une nouvelle génération succède aux précédentes et révolutionne la mentalité de la profession. A l'inverse de leurs aînés, les jeunes font preuve aujourd'hui d'un esprit résolument ouvert. |
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| Recherchant le contact avec leurs homologues français ou étrangers, ils ont provoqué et développent depuis une dizaine d'années, des rencontres nationales et internationales. | Tous en bénéficient puisqu'elles ont pour objet de favoriser les échanges d'idées, de techniques, de méthodes, de nouvelles, venues du monde entier. A cet égard, il faut souligner l'influence déterminante du tournage anglo-saxon sur la
création contemporaine en France. Son apport considérable, sur le plan technique, mais surtout sur celui des idées. | Le même esprit pousse les uns et les autres à manifester leur intérêt pour d'autres aspects de la création artistique. | |
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