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Le Courrier des Métiers d'Art consacre son n° 180 de mai 1999 à un dossier spécial sur le tournage sur bois, dont un article de Gérard Bidou et une page consacrée à l'expo itinérante.
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"Les tourneurs sortent de l'ombre"
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Outil, arme, ustensile, objet culturel, ludique, décoratif, le bois, depuis l'aube des temps est sollicité dans toutes les activités humaines, en particulier l'expression artistique.
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Peut-être en raison de son appartenance au monde vivant et de la symbolique qu'elle implique, sans doute parce qu'il est simplement beau, le bois s'est fait l'inspirateur en même temps que la matière de
multiples chefs-d'œuvre. Toutes sortes de métiers prestigieux lui doivent leur épanouissement.
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Parmi eux, le tournage pousse ses racines aux confins de l'histoire de la civilisation. Pour produire le feu, l'homme du paléolithique imprimait un mouvement rotatif alternatif à une baguette verticale en
bois dur dont l'extrémité frottait sur un morceau de bois tendre. Il s'aperçut très vite qu'un silex appuyé sur la baguette creusait sur celle-ci des sillons parallèles, premiers éléments décoratifs, développés peu à peu à des fins
pratiques ou esthétiques.
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La préhistoire puis l'antiquité nous ont légué quelques spécimens de réalisations tournées souvent très belles et émouvantes dans leur simplicité.
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En Europe, c'est la Renaissance qui permet au tournage de conquérir ses lettres de noblesse et sa place au sein des métiers d'art. L'effervescence intellectuelle, caractéristique de cette époque favorise la
création dans le domaine des sciences et des arts, donnant naissance au style classique.
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