Retour

Turning Points : l'article de Terry Martin page 2

Suite

Je n'oublierai jamais la séance, qui a duré toute une journée, avec les femmes du village assises en ligne, en train de faire les "kits du conférencier" avec les notes d'informations, des sachets d'herbes locales et les cartes pour guider les visiteurs. Elles riaient et bavardaient, débordantes d'enthousiasme à propos de l'arrivée imminente du monde du tournage dans leur village. Comme la dernière fois, ce sont les volontaires qui ont rendu cela possible.

Christian Delhon et moi avons traversé la moitié du sud de la France, pour récupérer du bois dans des scieries éloignées. Des tourneurs de la France entière ont déménagé leur équipement et transporté des tours à tous les coins du village. Jean-François et sa femme Monique se sont une fois de plus presque tués à la tâche, pendant que chaque jour des équipes de volontaires ont travaillé jusqu'au quasi-épuisement. Malgré tout, c'était la France et il y avait toujours du temps pour un long repas dans un bistrot local avec de bons plats, du bon vin et de nombreuses plaisanteries.

Avant même que les Journées démarrent, il y avait des stages de tournage dans des granges, l'arrière salle de la boulangerie et les ateliers. Cette fois, d'une manière qui montrait une augmentation de la confiance en soi, il y avait autant de "professeurs" français qu'étrangers. C'était un rare plaisir de se promener tranquillement en vélo d'un stage à l'autre à travers les chemins tortueux, pour prendre des photos, discuter, ou de temps en temps pour prendre un café chez des villageois hospitaliers. Dans des moments pareils je secoue la tête et me demande: quelle chance nous avons de partager le doux monde du tournage quand la planète traverse tant de difficultés.

Certaines choses sont restées les mêmes: le temps était magnifique et Albert n'arrive toujours pas à prononcer Puy-St-Martin. D'autres ont changé: le tournage s'est amélioré et la répartition des professeurs et des démonstrateurs était meilleure.

Tous ceux à qui j'ai parlé étaient vraiment contents d'avoir fait le déplacement, et chacun avait une raison différente pour s'enthousiasmer. A la fin, le célèbre tourneur allemand Hans Weissflog était aussi excité que les autres: "n'était-ce pas formidable ? Tout le monde avait l'air de s'amuser ... mais bon, c'est normal que tout le monde s'amuse dans les manifestations de tournage. Il doit y avoir quelque chose de spécial. Je crois qu'il se passait vraiment quelque chose d'important. Tout le monde a aidé. Le village entier était impliqué et était heureux avec tous les visiteurs dans un endroit aussi petit. Autrement, un tel succès n'aurait pas été possible. Un magnifique vieux village comme lieu pour un tel événement, pas un grand hall. Le paysage, les gens qui vivent ici et qui ont aidé à l'organisation, tous ont rendu ce succès possible. C'était une quantité de travail incroyable pour Jean-François, sa famille et tous les volontaires. Je pense que nous voulons tous dire à Jean-François: "rentre chez toi, dors bien, et ensuite commence à réfléchir au prochain séminaire de Puy-St-Martin. Merci !"

suite de l'article

Suite